2025-05-17 La Passion selon Saint Jean

« La Passion selon Saint Jean »

Passion selon Saint JeanConcert avec les Chœur d’enfants et Jeune Chœur d’Île de France dirigés par Francis Bardot.

On se souvient avec enthousiasme du Gloria de Vivaldi et de La Cantate 4 de Bach avec ses chœurs lors de l’inauguration de l’orgue en 2022. Francis Bardot est revenu à Fondettes pour donner à entendre l’un des plus grands chefs-d’œuvre de l’Histoire de la musique.

Encadré par le Chœur d’enfants d’Île de France (dirigé par Lucie Rueda), le Chœur de jeunes et les solistes d’Île de France (dirigés par Pierre-Louis de Laporte), ce concert fut l’occasion d’entendre une magnifique palette de solistes avec le ténor Cyril Verhulst dans le rôle de l’évangéliste, François Bazola dans celui de Jésus, ainsi que Benjamin Woh (ténor) et Florian Bisbrock (basse), avec au continuo le violoncelliste Xavier Richard et l’organiste Philippe Hattat.

Se sont donc succédés des récitatifs, des arias et des chœurs, avec ponctuation de chorals, dans un ordre particulièrement étudié avec traduction simultanée des textes et illustration de tableaux de grands maîtres sur grand écran.

Première page de la Passion
Première page de la Passion (source : Staatsbibliothek zu Berlin – Preußischer Kulturbesitz)

Nous aurions aimé nous arrêter sur chacun des 40 numéros (en allemand : Sätze) qui la composent, mais nous sommes contentés de ces quelques pistes pour suivre ce concert, d’autant que Francis Bardot a présenté l’œuvre dans sa construction géniale lors de sa conférence préalable du 1er avril.

Voici un aperçu de la Passion donnée le 10 avril à Levallois-Perret par Francis Bardot et l’Académie Chorale d’Île de France.

La Passion selon Saint Jean (en latin Passio secundum Johannem), BWV 245, a été composée durant la première année où Bach était devenu cantor de l’Église Saint-Thomas de Leipzig et jouée dans le même lieu pour la première fois le Vendredi saint 1724, soit le 7 avril. Sa durée est d’environ 2 heures (source Wikipédia).Jamais la Passion selon Saint Jean n’aura encore été donnée à Fondettes !

Lire et télécharger notre article dédié.

Passion selon saint Jean, BWV 245 (1724)

Johannes Passion - O große Lieb

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2, 4 ou 5 ?

Le Nouveau Testament nous invite à vivre quatre textes de la Passion, un par évangéliste (Marc, Matthieu, Luc et Jean).

Combien de Passions Bach a-t-il écrites ? À en croire son fils Carl Philipp Emanuel et son élève Agricola, les deux auteurs de sa nécrologie, Bach a composé « cinq Passions, dont une pour double chœur ».

Bach s’est penché sur chacun des quatre textes sacrés. Deux partitions nous sont parvenues intégralement : la Passion selon saint Jean, BWV 245 (1724) et la Passion selon saint Matthieu BWV 244 (1727) nécessitant un double chœur. C’est sans doute à cette dernière que la notice nécrologique fait allusion.

Le catalogue de l’œuvre de Bach recense aussi sous la référence BWV 246 la Passion selon saint Luc. Cependant les recherches musicologiques ont rapidement montré que l’attribution à Bach était plus que douteuse, et depuis lors, le catalogue l’a reléguée dans la catégorie « œuvres apocryphes ou anonymes ». Certes, il en existe une copie de la main de Bach datée de 1730 ; mais tout laisse à penser que c’est une copie pour l’usage immédiat.

La cote suivante dans le catalogue concerne la Passion selon saint Marc, BWV 247. Si le livret est conservé, la musique en est hélas perdue. Plusieurs reconstitutions ont été proposées en partant d’autres œuvres du compositeur, style parodique fréquent à cette période, aucune ne s’est révélée concluante.

La musique de la cinquième Passion dont parle la notice reste, à ce jour, égarée. On en connaît cependant le livret, composite, semblant emprunter à des travaux antérieurs du cantor.

Bach à Leipzig

« Puisque nous n’avons pas pu obtenir le meilleur, nous devons nous contenter d’un médiocre ». C’est ainsi que l’un des membres du Conseil de Leipzig a accueilli l’élection de Bach au poste de cantor de Saint-Thomas, le « meilleur » étant pour lui Telemann – auteur de 46 Passions dont aucune n’est restée dans la mémoire de l’Histoire – sinon Graupner, ces deux compositeurs ayant décliné l’offre. Sa fonction y est harassante : son poste musical à Saint-Thomas l’oblige à composer, recopier, diriger ses propres œuvres le dimanche, des Matines aux vêpres. Lui est confiée également la responsabilité d’organiser la musique dans les principales églises de la ville. En outre, il doit enseigner le catéchisme luthérien et le latin, et lui reviennent aussi parfois des séances de surveillance dans cette école de Saint-Thomas qui accueille, dans des conditions rudes, des jeunes déshérités.

Arrivé en 1723, Bach y restera 27 ans, jusqu’à sa mort. C’est pendant cette longue période qu’il compose l’essentiel de ses joyaux sacrés : un nombre considérable de cantates (il doit en préparer une chaque semaine pour l’office du dimanche suivant au moins pendant cinq ans, mais seules nous sont connues celles des trois premières années ; sur les 300 cantates sinon davantage qu’il aurait composées tout au long de sa vie et dont seules 200 nous sont parvenues, au moins 250 dateraient de cette période !) –-, le Magnificat, la Messe en si mineur, l’Oratorio de Noël et les Passions.

Du début à la fin

L’année suivant son installation à Leipzig, Bach est invité à produire une Passion pour être interprétée lors des vêpres du Vendredi Saint en l’église Saint-Nicolas (la proposition d’une Passion annuelle se faisait alternativement dans les deux églises Saint-Thomas et Saint-Nicolas). C’est donc en 1724 que fut terminée et donnée la Passion selon Saint-Jean.

Cependant, le compositeur la remettra sur le métier à plusieurs reprises, la dernière fois en 1749, l’année avant sa mort. Chaque nouvelle mouture a été établie pour que l’œuvre soit adaptée au lieu de l’exécution. Le manuscrit autographe initial ayant été perdu, les interprétations actuelles prennent en compte principalement la version suivante (1725), en se référant autant que faire se peut à la première version pour ce qui est de l’instrumentation, puisqu’on connait les instruments qui étaient à la disposition de Bach en 1724.

Au fil de l’œuvre

D’après le cahier des charges, Bach ne peut composer que de la musique non théâtrale. Pourtant, sa première Passion, traitée en oratorio, relate avec une puissance toute opératique l’action décrite par saint Jean. Bach n’a composé aucun opéra, mais ses deux Passions en sont des témoins à peine détournés.

Le livret n’est pas signé. Bien entendu, le texte de saint Jean, dans sa traduction allemande par Luther, est l’élément principal. Pour les paraphrases qui servent de support aux arias, Bach emprunte à des poètes de l’époque, principalement Brokes (auteur en 1712 d’une « Passion-oratorio » mise en musique par plusieurs contemporains, Telemann et Haendel en étant les plus célèbres).

La Passion selon Saint-Jean est clairement divisée en deux parties. Un tel découpage permettait l’insertion d’une homélie (pouvant durer une heure, paraît-il…) entre les deux. La première partie se termine au reniement de Pierre, la seconde à l’ensevelissement du Christ.

Pour ce qui est du texte biblique, les personnages sont Jésus, Pierre, Pilate, une servante, un garde qui interviennent essentiellement dans les récitatifs. Le chœur prend le rôle des groupes humains (foule, grands prêtres…). Quant à l’Évangéliste, très sollicité, fonction lui est attribuée de raconter et faire défiler l’action. S’y ajoutent les commentaires poétiques mis en musique dans les arias réservés à des solistes qui ne sont pas des personnages bibliques.

La partition est ponctuée de chorals que l’on peut considérer comme les cantiques de la tradition réformée, permettant à l’assemblée de participer à l’office en les chantant. Les mélodies de ces chorals sont puisées dans le répertoire traditionnel, connu par tous les fidèles.

Jean-Clément Jollet
Auteur

2025-04-01 Conférence Francis Bardot

Pour préparer notre concert exceptionnel du 17 mai, Francis Bardot a donné dans notre belle église Saint-Symphorien une conférence sur la Passion selon Saint Jean de Jean-Sébastien Bach.

Il a expliqué à partir d’extraits sonores la construction de façon structurée, presque mathématique, de ce chef d’œuvre et le génie unique de Bach dans l’histoire de la musique.

2025-03-30 Concert Spirituel

Concert SpirituelConcert Spirituel au profit de la paroisse catholique de la Sainte-Famille de Gaza à la demande des Chevaliers de l’Ordre du Saint Sépulcre.

Comme l’an passé, notre association présente pour le Dimanche de la Joie un Concert Spirituel à partir d’une sélection de 8 chorals de Jean-Sébastien Bach. Ces pièces musicales sont tirées pour la plupart du « Petit Livre d’Orgue » qui rassemble 46 préludes de chorals dans un but didactique. Ces préludes, ou variations ou chorals ornés, renouvellent l’art de la composition dans un genre que Bach affectionne particulièrement comme base de la musique luthérienne de son temps.

Jean-Marie Besse, Conservateur de l’orgue, invite des ensembles vocaux à faire revivre l’art du choral comme il était pratiqué au XVIIIe siècle. Ainsi, le prélude est joué à l’orgue seul puis suivi du choral lui-même chanté à quatre voix par un quatuor vocal indépendant et le chœur liturgique de Saint-Pierre-Ville de Tours. Certains chorals sont dans leur version originale en allemand et d’autres en français.

Frédéric Ohlen nous fait le plaisir de lire son œuvre intitulée « Ode à la Joie ».

Programme

Wachet auf, ruft uns die Stimme
(Réveillez-vous, nous crie la voix)

Erbarm dich mein, O Herre Gott
(Seigneur prends pitié, vois mes larmes)

O Mensch, bewein dein Sünde groß
(Ô Homme, pleure ton grand péché)

Herzlich tut mich verlangen
(De tout cœur, j’aspire à une fin heureuse)

Jesus bleibet meine Freude
(Jésus demeure ma joie)

Christ lag in Todesbanden
(Le Christ gisait dans les liens de la mort)

Wer nur den lieben Gott lässt walten
(Celui qui laisse Dieu régner sur sa vie)

In dir ist Freude
(En toi est la joie)

2025-01-30 Messe pour Johann Blondet

Johann BlondetC’est avec une grande tristesse que nous vous annonçons le décès de Johann Blondet, notre adhérent et partenaire du Carrefour Express de Fondettes, soutien actif depuis le début de notre aventure.

Il nous a quittés le 19 janvier et une messe a été célébrée par Père Bruno Guicheteau le jeudi 30 janvier à son intention pour honorer sa mémoire (feuille de célébration). Tous ses proches et ses amis sont unanimes sur son amabilité, son sens du service et sa sympathie.

Éditorial janvier 2025

Éditorial

Chers amis de l’Orgue de Fondettes,

Alors que nous entrons dans cette nouvelle année 2025, au nom de l’ONDF, je souhaite vous inviter à renouveler votre adhésion à l’association en cliquant ici : Adhésion

ou par courrier à notre nouveau siège social :
Mairie de Fondettes
35 rue Eugène Goüin
37230 Fondettes.

Bonne Année 2025 !

Cette Année 2025 s’annonce belle avec un rayonnement de l’ONDF encore jamais vu.

Nous avons obtenu le label « Fondation Patrimoine ». De plus, l’écrivain Frédéric Ohlen propose un hommage magnifique à notre orgue au moment où l’Orgue de Notre Dame de Paris vient tout juste d’être réveillé : Amours, délices et orgues… !.

Bientôt, Hélène Derieux offrira un Concert Spirituel très original sur le thème des anges dans la littérature musicale médiévale. Sa sœur, Alice Derieux, comédienne et artiste, déclamera les textes et peindra deux toiles au cours du spectacle.

En mai, le Chœurs d’enfants d’Île de France donnera La Passion selon Saint Jean de Jean Sébastien Bach, chef d’œuvre parmi les chefs d’œuvre. Francis Bardot, chef de chœur, présentera et expliquera cette œuvre génialement structurée dans une conférence le 1er avril à Fondettes.

Vincent Grappy, l’organiste de la cathédrale de Blois, enregistrera bientôt un disque Bach et assurera Le Concert du Patrimoine en septembre prochain à Fondettes.

Ensuite, à l’automne, Philippe Bataille et Stéphane Béchy mettent leur talent au service de l’ONDF pour clôturer la saison. Vous retrouverez bien entendu tous les renseignements sur notre site.

Notre Conseil d’Administration vient de signer un contrat de partenariat sous forme de convention avec la Mairie de Fondettes, dont nous avons vu tout le dynamisme lors des vœux de Cédric de Oliveira il y a quelques jours. Et nous remercions tous nos partenaires pour leur soutien sans faille.

Avec toute ma gratitude pour votre présence, votre confiance et le renouvellement de votre adhésion et de votre don, au nom de l’ONDF, je vous adresse mes meilleurs vœux pour cette nouvelle année.

Merci.

Jean-Marie Besse
Président et Conservateur
contact@orgue-fondettes.eu

Amours, délices et orgues… !

Soli Deo Gloria

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Poème en prose pour François Cheng & Jean Marie

Ici, à Fondettes, lieu de calme étal après la tempête, je suis né avec toi.

Au début, tu n’étais qu’une plateforme au fond de la nef. Un avant-poste du Ciel vers lequel on montait par un escalier de métal. Quoi de plus normal que pour s’élever le coeur ainsi colimaçonne ? Or, cet espace était vide. Ce vide (et ces voix-là, qu’on devinait célestes ou féeriques, ardentes et silencieuses) appelait le plein. Le vide, il en faut pour faire place nette, permettre à nos vies, à nos rêves de croître et de prospérer.

Nombre de femmes et d’hommes s’étaient penchés sur ton berceau. Assez pour croire en toi jusqu’au bout. Mais leur volonté — fût-elle étroitement forgée, et marchât-elle déjà de concert — ne suffit pas. Il fallut finalement une sorte de miracle, cette part divine pour que l’improbable, voire l’impossible acquiesce, qu’il existe et se dresse, corps et souffle, au milieu de nous.

Un dimanche, tu es apparu tout entier : jeux, buffet, tuyaux… Ton haut buste creusé pour laisser passer la lumière. Depuis, tu ne cesses de nous soutenir dans nos prières, de les accompagner vers le Père.

En t’écoutant, nous entrons en résonance avec nous-même. Il n’est jusqu’au moindre de nos os qui ne vibre. Et nous voici, marchant à l’unisson sur des chemins de joie, touchant à des terres inconnues, à des accords inexplorés, riches soudain d’une chaleur insigne, un choeur profond qui vous éveille au plus intime avec la force d’un souvenir terriblement familier. Naissance et reconnaissance. Au tréfonds de notre âme, tu sais rendre visible l’invisible, donner à nos chants des airs d’océan.

Grâce à toi, il me semble discerner chaque jour davantage pourquoi, en français, les mots amours, délices et orgues sonnent, sous leur forme plurielle, toujours plus yin que yang. L’autre façon, si divinement simple, d’associer puissance et douceur.

Frédéric Ohlen (poète et romancier français)
Janvier 2025

2025-01-08 PACIFIC CHAPELON

Pacific Chapelon 231 E 41Deux visites commentées sont proposées dans le cadre de la mise en œuvre d’un partenariat entre l’ONDF et l’AAATV-SPDC (Amicale des Anciens et Amis de la Traction à Vapeur – Saint-Pierre-des-Corps).

  • Le mercredi 8 janvier à 18h : visite de l’église et de l’orgue.
  • Le jeudi 9 janvier à 18h : découverte de l’excellent travail de restauration entrepris sur la locomotive à vapeur modèle PACIFIC CHAPELON 231 E 41, monument historique depuis 2003, dans le grand hangar de la Fondation tout près de la gare de Saint-Pierre-des-Corps, 16 avenue de la Pichotière.

ONDF : contact@orgue-fondettes.eu
LA LOCO : contact@231e41.fr

La PACIFIC CHAPELON 231 E 41

Pacific Chapelon 231 E 41

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La locomotive PACIFIC CHAPELON 231 E 41 construite dans les ateliers de Fives-Lille a été mise en service en janvier 1938 et donnée à la ville de Saint-Pierre-des-Corps en 1974, où elle a été installée sur une place proche de la gare de triage.

La locomotive a été classée Monument Historique en 2003.

Sous l’impulsion de la mairie, une Fondation d’entreprises, la Fondation LA LOCO, a été créée en 2010 dans le but de restaurer cette PACIFIC. La mairie lui a confié par le biais d’une convention la gestion de la locomotive.

La première opération a consisté en 2013 à transporter la locomotive livrée au vent et à la pluie sur sa place, vers un hangar prêté à la Fondation par la mairie, le « Hangar aux avions », ce qui a donné lieu à une grande fête à Saint-Pierre-des-Corps et attiré des centaines de personnes le long du trajet du convoi exceptionnel.

La Fondation a alors passé une convention avec l’Amicale des Anciens et Amis de la Traction à Vapeur – Saint-Pierre-des-Corps (AAATV-SPDC) pour effectuer les opérations de restauration, et tout d’abord le démontage de la machine.

La Fondation a donc la gestion de la locomotive et du Hangar et finance les opérations liées à la restauration.

En 2024, l’expert ferroviaire du ministère de la Culture a totalement validé toutes les opérations déjà effectuées sur la PACIFIC ainsi que les opérations à venir, ce qui montre bien que la restauration pourra aller à son aboutissement.

En 2025 et 2026 aura lieu la restauration de la chaudière, qui est le cœur de la locomotive. Suivront les essieux et le tender.

Il faut noter que la chaudière sera déclarée bonne pour le service début 2028, année du cinquantenaire du décès d’André CHAPELON.

Par ailleurs, cette machine a été construite par l’ingénieur thermodynamicien André CHAPELON qui, au temps de la vapeur, était le « Gustave EIFFEL du ferroviaire », centralien comme lui, aussi génial, mondialement connu et respecté. Il était ainsi surnommé par les britanniques, qui sont les pionniers de la vapeur « The genius of French steam », ce qui n’est pas peu dire de la part de nos voisins et amis de la perfide Albion. Il a ainsi par ses travaux doublé la puissance, tout en diminuant d’un quart la consommation des PACIFIC existantes et en supprimant les pannes, alors nombreuses sur ce type de machine. Grace à ces modifications des trains de 600 tonnes sont enlevés sans difficulté à 120 km/h par des locomotives qui jusqu’alors remorquaient des trains de 300 tonnes à 90 km/h. Par une application rigoureuse des lois de la thermodynamique, André CHAPELON obtient de ces locomotives des performances sans précédent qui feront sensation dans le monde. Ce résultat était tout à fait extraordinaire ! De plus, une CHAPELON put atteindre 170 km/h lors d’essais de pousse de locomotives électriques sur une voie électrifiée en 1956. Ces PACIFIC CHAPELON étaient par ailleurs en tête d’un train prestigieux, la « Flèche d’or » qui reliait Paris à Calais.

André Chapelon a en fait eu une approche scientifique moderne et s’est intéressé à toutes les composantes intéressant la machine à vapeur, il a ainsi étudié les propriétés de roulement de la roue en acier sur rail en acier, travaux mis à profit sur les TGV français.

Si Gustave EIFFEL est toujours mondialement connu du fait de ses œuvres qui existent dans le monde entier, à la fin de la vapeur toutes les productions d’André CHAPELON ont été détruites, y compris le prototype de la machine la plus puissante jamais construite en Europe !

Il ne reste actuellement que deux PACIFIC CHAPELON : l’une est au musée des trains de Mulhouse et ne recirculera jamais, contrairement à la nôtre qui sera donc la seule œuvre vivante d’André CHAPELON, ce qui en fait un monument d’intérêt national.

Michel MADINIER
Président de la Fondation d’entreprises LA LOCO

Éditorial décembre 2024

Éditorial

Joyeux Noël

Chers adhérents, chers amis de l’orgue,

Au nom de L’Association pour l’Orgue de l’Eglise Saint-Symphorien de Fondettes nous vous adressons tous nos Meilleurs Vœux de Joyeux Noël !

L’exercice de 2024 s’achève sur un bilan très positif avec le succès des derniers concerts tant pour l’affluence que pour la musique. L’Orgue Notre-Dame de Fondettes commence à être reconnu comme un instrument de grande valeur bien au-delà de son clocher puisque par deux fois en septembre dernier, Corinne Schneider a mentionné notre Orgue lors de l’émission le Bach du dimanche sur France Musique.

Orgue de Fondettes et Machine à Vapeur de Saint-Pierre-des-Corps

La saison 2025 débutera par un événement insolite dès les 8 et 9 janvier prochains. En effet, comme annoncé lors du dernier concert, un partenariat entre l’ONDF et l’Amicale des Anciens et Amis de la Traction à Vapeur – Saint-Pierre-des-Corps (AAATV-SPDC) sera mis en œuvre.

Deux visites commentées sont proposées :

  • Le mercredi 8 janvier à 18h : visite de l’église et de l’orgue. Cette visite est ouverte à tous.
  • Le jeudi 9 janvier à 18h : découverte de l’excellent travail de restauration entrepris sur la locomotive à vapeur modèle PACIFIC CHAPELON 231 E 41, monument historique depuis 2003, dans le grand hangar de la Fondation LA LOCO, tout près de la gare de Saint-Pierre-des-Corps, 16 avenue de la Pichotière. Cette visite est ouverte à tous.

Nous vous rappelons deux projets prometteurs :

  • Pour l’ONDF : réaliser et enregistrer à Fondettes l’intégrale de l’œuvre pour orgue de Jean Sébastien Bach.
  • Pour LA LOCO : après la restauration complète, pouvoir effectuer des voyages mythiques et, peut-être même, tirer l’Orient-Express !

Retenez ce double événement patrimonial de début janvier et merci de vous inscrire avant le 7 janvier pour les visites qui vous intéressent sur :

ONDF : contact@orgue-fondettes.eu
LA LOCO : contact@231e41.fr

Vous trouverez de plus amples renseignements sur notre site (article La PACIFIC CHAPELON 231 E 41) et sur celui de l’AAATV-SPDC

Nous vous souhaitons à nouveau un JOYEUX NOËL et d’excellentes fêtes de fin d’année.

Jean-Marie Besse
Président et Conservateur