Concert « Jean-Sébastien Bach » du 27 novembre

Mot d’accueil du Président lors de notre concert « Jean-Sébastien Bach » du 27 novembre.

Bonsoir et bienvenue à chacun pour un concert tout à fait inédit, orgue et voix, donné au profit du Téléthon. Je précise que la somme de 5 € sera prélevée sur chaque billet vendu.

Jouer Bach ce soir, avec Cécilia Parody, est particulièrement émouvant. Vous allez, tout comme moi j’en suis sûr, apprécier sa belle voix si touchante.

La date du 27 novembre, fête de la Médaille Miraculeuse, n’est pas un hasard dans l’histoire de l’Orgue Notre-Dame de Fondettes.

En effet, c’est le 27 novembre 2016 qu’est né ce projet d’orgue pour l’église de Fondettes.

Deux ans plus tard, le 27 novembre 2018 la commande est passée au facteur d’orgues.

Son inauguration, le 20 mai 2022 après d’incroyables péripéties, tient quasiment du miracle.

Ce soir, vous entendrez tous à quel point ce magnifique instrument, par sa clarté et sa précision, est merveilleusement adapté à l’exercice d’accompagnement et notamment l’accompagnement de la voix.

Faire vivre et donner à entendre un orgue de cette qualité est un privilège et un cadeau qui m’inspirent une reconnaissance infinie envers tous ceux qui ont permis la réalisation de ce projet et tous ceux qui le soutiennent aujourd’hui.

Qu’il me soit donc permis de remercier Monseigneur Vincent Jordy et le Père Bruno pour leur accueil bienveillant à l’église Saint-Symphorien de Fondettes.

Monsieur Cédric de Oliveira, Maire de Fondettes représenté par Madame Nathalie Leclercq, Adjointe à la culture et à la découverte artistique, et le conseil municipal pour les aides à notre association.

Merci à Madame Nadège Arnault, Présidente du Conseil Départemental, représentée ce soir par Valérie Jabot, vice-Présidente du Conseil Départemental chargée de la protection de l’enfance, et Conseillère départementale du canton de Saint-Cyr-sur-Loire.

Merci à Valérie Périgord pour l’annonce dans la Nouvelle République.

Merci pour sa présence à Thierry Landrieu, Président de l’Aubrière.

Merci à tous nos précieux partenaires : le Crédit Mutuel, l’Abbaye de Vallières, Fundeta, Carrefour Express de Fondettes avec Johann Blondet son courageux patron, et tous les commerçants amis de l’orgue.

Merci beaucoup à Tony Robin pour l’écriture des programmes et pour les traductions des textes qu’il va présenter ce soir.

Un très grand merci également à Gérard Chambon pour ses prises de sons professionnelles. Grâce à lui, vous pourrez retrouver ce concert sur le site orgue fondettes.

À ces remerciements j’associe particulièrement la mémoire d’Annie Robert, Jean-Michel Gorry et Hugues Bataille, soutiens inconditionnels sur terre comme au ciel maintenant.

Après le concert, un verre sera offert sous La tribune par les membres de l’Association, pour un temps d’échange.

Vous trouverez le programme de l’année 2025 sur le site mais retenez dès à présent en janvier des visites patrimoniales originales : orgue et locomotives à vapeur, ici et à Saint-Pierre-des-Corps avec Michel Madinier, ici présent que je salue. En mars un concert spirituel, le 17 mai La Passion selon Saint Jean avec les solistes et chœurs d’Ile de France et le 21 septembre 2025 le concert du Patrimoine avec Vincent Grappy, l’organiste de Blois.

Il est toujours temps de nous soutenir par votre adhésion ou son renouvellement pour 2025 à remettre dès à présent à Philippe notre Trésorier. Nous recherchons activement un remplaçant pour lui.

Soyez tous vivement remerciés pour votre présence.

Je vous souhaite une excellente soirée… au pays de Bach ! et un très beau concert !

Jean-Marie Besse
Président et Conservateur

Nuit des églises – 29 juin 2024

Saint-Laurent de Rotterdam
Anonyme, 1669, Intérieur d’église St-Laurent de Rotterdam
(Lille, Musée des Beaux-Arts)

La pratique du métier d’organiste, héritière de conservatoires institués après l’extinction des maîtrises cathédrales, est tellement conjointe à l’art instrumental concertant de la fin du XVIIIe siècle puis au concert symphonique du XIXe, instaurant le récital du virtuose isolé, qu’il semble aujourd’hui très difficile de retrouver les conditions d’exercice de l’ancien statut de l’organiste polyphoniste, chantre, maître de chœur, compositeur, de ce que je considère comme cet « âge d’or » (1560-1685), qui précède même notre tant aimé Bach, évidemment héritier de ce monde tout en s’imposant comme novateur.

Jouer de l’orgue n’était guère souvent ouvrir une partition, mais plutôt réduire un motet ou une messe à quatre ou cinq voix d’un prédécesseur franco-flamand, improviser un ricercar ou une fantaisie sur les versets des hymnes ou du Magnificat, pour remplacer ce « chœur des anges » que représentait les chantres, la schola ou la maîtrise, puis, par transposition, l’orgue. La présence des anges sur les buffets d’orgue et des appellations de jeux comme la « voix humaine » (voce umana en Italie) s’explique dans ce contexte, que nous avons presque tous oublié.

TANDEM D’ORGANISTES ET CHANTEURS
Musiques liturgiques de 1500 à 1700

Le programme interprété par deux organistes et chanteurs à distance d’une génération (un trentenaire et un quinquagénaire), spécialisés en musiques anciennes (du médiéval au baroque), tente de remettre en perspective les réalités du métier d’organiste, en proposant un voyage du début de la Renaissance jusqu’à 1700 environ, ce à travers l’Europe, de Burgos à Strabourg, en passant par Lübeck et la cour de Vienne.

Œuvres de Johannes Kotter, Conrad Paumann, Antonio de Cabezón, Thomas Tomkins, Wolfgang Ebner, Heinrich Scheidemann, avec quelques incursions chez Dietrich Buxtehude et Johann Sebastian Bach, les grands maîtres du baroque allemand et international. Laissons-nous émerveiller par la diversité des styles, des écritures – certes savantes – d’un flux musical qui n’a vraiment rien d’austère !


Jean-François Goudesenne. Musicologue médiéviste au CNRS (Orléans), spécialisé dans le chant grégorien, ancien critique musical chez Diapason, son parcours musical est moins connu. Ancien élève de Bernard HÉDIN, après trois prix du Conservatoire de Lille (orgue, Jean BOYER ; clavecin, Noëlle SPIETH et musique de chambre baroque, 1989-1992), il suit quelques stages à Lisieux et Barbaste avec Élisabeth JOYÉ et Pierre HANTAÏ (1998). C’est au département de musique ancienne du Conservatoire de Tours qu’il se perfectionne en claviers anciens, auprès de Jean-Luc ÉTIENNE et Sébastien WONNER (depuis 2017). Son parcours le tourne vers les musiques liturgiques du médiéval au début du baroque, particulièrement vers l’alternatim et l’organologie des instruments antérieurs à 1650. Finaliste au Concours Manchicourt à Nielles-lès-Ardres (septembre 2022) et Cem spécialisation « claviers anciens » au Conservatoire de Tours (juin 2023).

Arthur Wilkens (1993) est un chanteur et organiste professionnel, spécialisé dans les musiques du Moyen-Âge et de la Renaissance. Dans ses travaux, il s’est concentré sur le chant grégorien, la musique mensuraliste et la musique d’orgue des XVe et XVIe siècles. Après avoir étudié la composition et la direction de chœur au Brésil, son pays d’origine, il choisit de poursuivre son cursus de musicien professionnel en France, où au Conservatoire Francis Poulenc à Tours il étudie le clavecin avec Sébastien WONNER et l’orgue avec Jean-Luc ÉTIENNE. Il a poursuivi sa formation en Suisse à la Schola Cantorum de Bâle, institution où il obtient une Licence et un Master en claviers anciens avec Corina MARTI. Au cours de ses études à la Schola, il a rédigé un mémoire de Master sur le jeu d’orgue au 15ème siècle, d’après un traité de Tomas de Santa Maria du XVIe siècle, sous la direction de Marc LEWON ainsi qu’un autre projet de recherche spécialisée sur la notion de mesure (mensura) en chant grégorien, sous la direction de Christelle CAZAUX. Il a été aussi élève de chant de Katarina LIVLJANIC.

Frédéric Fantasie est chanteur et instrumentiste, qui s’est spécialisé en musique ancienne, obtenant son Cem spécialisation « musique de la Renaissance » au Conservatoire de Tours (juin 2022), de même Ivan LEYMARIE, Professeur de yoga et grand étudiant au Conservatoire de Tours, au département de musique ancienne, dans la classe de Véronique BOURIN. Avec l’ensemble Ut Resonet melos, il s’illustre dans la musique médiévale, plus particulièrement le chant grégorien et les polyphonies des XIe-XIIIe siècles.