2024-05-31 Assemblée Générale Ordinaire Annuelle

Assemblée Générale Ordinaire AnnuelleRémy Crépin

En prélude, notre ami Rémy Crépin fit sonner notre orgue avec trois petites pièces brillantes :

  • Prélude en la mineur BWV 543
  • 2è mouvement de la sonate en trio en Do BWV 529
  • 1er mouvement du concerto de Vivaldi-Bach en la mineur BWV 593

Ont suivi les différents rapports du Président, du Trésorier, du Directeur Artistique et les questions diverses conformément à la convocation.

Cette année nous avons remercié Étienne Rouxel qui n’avait pas souhaité renouveler son mandat de Président ainsi que plusieurs membres du Conseil d’Administration.

2024-05-24 Poésie et Orgue

« Poésie et Orgue »

Concert avec l’organiste Franck Besingrand et la récitante Céline Lemoine.


Johann Krieger (1651-1735)
Toccata und Fugue
(Pièce brillante)
Jan Pieter Sweelinck (1562-1621)
Malle Sijmen
(Pièce volubile et décorative, témoignage de l’art flamand de la variation sur un thème populaire)
Dietrich Buxtehude (1637-1707)
Ciacona e moll BuxWV 160
(Thème obstiné dans un art lyrique, au souffle de plus en plus virtuose)
Georg Böhm (1661-1733)
Vater unser im Himmelreich
(Très lyrique, aussi prenant que le fameux « Aria » de Bach)
Johann Sebastian Bach (1685-1750)
Jesus bleibet meine Freude BWV 147
(Concerto en ré majeur d’après Vivaldi BWV 972)
Georg-Friedrich Händel (1685-1759)
Sarabande in D-Moll
Capriccio in F-Dur
Johann Christoph Kellner (1736-1803)
Präludium in C-Dur
(Pièces séduisantes et représentatives de la naissance du style galant)
Gottfried August Homilius (1714-1785)
Dies sind die heil gen zehn Gebot
(Ce Choral final est brillant, grandiose et apporte un bel ancrage à cette illustration des Dix Commandements)

Éditorial avril 2024

Éditorial

Madame, Monsieur, Chers amis,

Nous avons le plaisir de vous inviter aux différents événements de votre ONDF pour le mois de mai 2024.

Tout d’abord le jeudi 9 à 16h30, jour de l’Ascension, Fabrice Lachassagne donnera un concert d’improvisations dont il a le secret. Les paroissiens de longue date se souviennent l’avoir connu dans sa jeunesse principalement au Vieux Bourg mais aussi à Fondettes et à Luynes, où il a bien souvent accompagné les offices et organisé des auditions et concerts.

C’est avec plaisir que nous lui réserverons le meilleur accueil pour ce concert dans le style baroque à travers un « Voyage à Hambourg au seuil du XVIIIe siècle ».

Le verre de l’amitié sera offert à l’issue du concert. Participation libre.


Le vendredi 24 à 20h30, Franck Besingrand, Compositeur et Musicologue, organiste de Rodez, offrira un concert intitulé « Poésie et Orgue ». Il sera accompagné de Céline Lemoine, récitante, et fera sonner votre Orgue Notre-Dame dans un répertoire choisi de l’époque baroque. Vous reconnaîtrez avec plaisir bien des pièces où la poésie conduira la musique.

Le verre de l’amitié sera offert à l’issue du concert et Franck Besingrand dédicacera son programme, ses livres et ses enregistrements.

Prix des places : 15 €, réduit à 8 € pour les adhérents, étudiants et demandeurs d’emploi, gratuit pour les enfants de moins de 16 ans. Ouverture des portes à partir de 20h.


Retenez dès à présent le vendredi 31 mai à 20h.

En prélude à l’Assemblée Générale Ordinaire annuelle, notre ami Rémy Crépin fera sonner notre orgue avec deux petites pièces brillantes. Suivront les différents rapports du Président, du Trésorier, du Directeur Artistique et les questions diverses conformément la convocation.

Cette année nous pourrons remercier Étienne Rouxel qui n’a pas souhaité renouveler son mandat de Président ainsi que plusieurs membres du Conseil d’Administration. Nous faisons appel à votre candidature pour des postes à pourvoir, en particulier celui de Trésorier.


Le Père Bruno Guicheteau célèbrera la messe de ce jeudi 25 avril à 9h à l’intention de l’avenir de l’ONDF. Cette messe a été demandée par le dernier Conseil d’Administration.


Si vous souhaitez renouveler votre adhésion pour cette année 2024, il vous est possible de le faire en cliquant sur ce lien : Adhésion

Il vous suffit de vous identifier par votre adresse courriel. Vous pourrez également renouveler votre adhésion à chacun de ces trois événements.

À bientôt.

Pour l’ONDF

Jean-Sébastien Bach

Jean Sébastien Bach

Jean-Sébastien Bach est né à Eisenach le 21 ou le 31 mars 1685 et mort à Leipzig le 28 juillet 1750.

Issu d’une famille de musiciens établis en Thuringe depuis deux siècles et qui se perpétuera jusqu’à la fin du XVIIIe siècle, il est de bonne heure orphelin. Il fait ses études à Ohrdruf, puis à Lüneburg, en Allemagne du Nord. S’il ne fréquente pas l’université, il développe sa culture classique et, surtout, s’adonne très tôt à la musique avec la plus grande ardeur : il apprend le violon, le clavecin, puis l’orgue et la composition, surtout en autodidacte, manifestant une inlassable curiosité pour tous les interprètes et compositeurs qu’il lui est donné d’entendre et dont les partitions peuvent lui passer entre les mains.

Très jeune, sa maîtrise à l’orgue lui vaut ses premiers postes. À Arnstadt, de 1703 à 1707, organiste à l’Église neuve, il s’est déjà familiarisé avec les organistes-compositeurs des Flandres et de l’Allemagne du Nord, et les maîtres français. Organiste à l’église Saint-Blaise de Mühlhausen, en 1707-1708, il s’y affirme également comme un expert en facture d’orgues, qualité qui lui sera unanimement reconnue jusqu’à la fin de ses jours, et écrit ses premières cantates. De 1708 à 1717, il occupe à la cour de Weimar le poste d’organiste de la Chapelle ducale et de musicien de la Chambre. Période faste – celle, aussi, de son premier mariage, des premières naissances –, c’est alors que se développe sa réputation d’incomparable virtuose, d’expert exigeant, de pédagogue et de compositeur de la plus haute qualité.

Johann Sebastian Bach
Portrait d’Elias Gottlob Haussmann, 1746 (Stadtgeschichtliches Museum Leipzig)
Un certain nombre, sinon la totalité, des cantates écrites durant les dernières années passées à Weimar seront reprises à Leipzig. C’est à Weimar encore qu’il découvre et adopte l’art des Italiens, que se mûrit une technique de compositeur dans laquelle il entreprend une vaste et originale synthèse des styles de son temps. Et c’est surtout de Weimar que date une grande partie de ses œuvres pour orgue. De 1717 à 1723, il sera le Konzertmeister de la petite cour de Cothen (Köthen), où le prince Léopold attire les meilleurs instrumentistes. En cette cour calviniste, le musicien n’aura pas de fonction d’organiste, mais composera de nombreuses œuvres de musique instrumentale s’intéressant toujours de plus près aux questions de lutherie et de facture. En 1723, il devient cantor de Saint-Thomas et Director Musices de la ville de Leipzig, l’un des postes les plus importants de l’Allemagne après celui de Hambourg, où officie son ami Telemann. Là, s’il n’occupe pas d’emploi d’organiste, il a à enseigner la musique aux élèves de l’école, à gérer entièrement la musique dans les quatre églises principales de la ville et à l’université (c’est-à-dire à écrire ou choisir les œuvres, en trouver et former les exécutants, à les faire répéter, etc.). Tâche écrasante, qui va se manifester d’abord par la constitution d’un répertoire de quelque trois cents cantates, puis par son activité d’animateur du Collegium Musicum, orchestre d’étudiants donnant un concert par semaine, et comme pédagogue.

Peu à peu, le compositeur travaille davantage ses œuvres nouvelles, les mettant au point en vue de la publication, il reprend des œuvres anciennes pour les parachever, et, les dernières années de sa vie, s’absorbe dans la spéculation intellectuelle, échafaudant un véritable testament dans les grands domaines où il s’est illustré : le contrepoint avec L’Art de la fugue, le canon avec l’Offrande musicale et les Variations canoniques pour orgue, l’oratorio avec le Credo de la Messe en si mineur, la variation avec les Variations Goldberg, le prélude et fugue avec le deuxième Livre du Clavier bien tempéré.

Après sa mort, il ne tombera pas dans l’oubli qu’ont connu ses contemporains. Un réseau d’enfants, de disciples, d’élèves et d’admirateurs se communiquera des copies de partitions et perpétuera un art que cultiveront plus tard Mozart, Beethoven et Mendelssohn.

Extrait du « Guide de la musique d’orgue » de [ondf_href gilles_cantagrel].

L’œuvre pour orgue de Bach est essentiellement liée à la pratique de la liturgie et à sa foi luthérienne. Lui-même a été employé comme organiste d’église ou de chapelle. Fonctionnaire du culte, il a donc eu à accompagner chants et instruments, et à exécuter de nombreuses partitions ; mais, compositeur dans l’âme, il a surtout pu créer des œuvres pour son propre usage, des œuvres qui convinssent à sa sensibilité personnelle, à ses exigences de musicien et de croyant, et à ses ressources d’exécutant virtuose.

2024-03-09 Concert Spirituel

Affiche concert spirituelUne heure de musique avec J-S. Bach

Erbarm dich mein o Herre Gott BWV 721
(Seigneur, prends pitié, vois mes larmes)
https://www.youtube.com/watch?v=GwzQLq1jsU0

O Mensch Bewein, dein Sünde Gross BWV 622
(Ô homme, pleure ton grand péché !)
https://www.youtube.com/watch?v=5oha0oITfYk

Herzlich tut mich verlangen BWV 727
(De tout cœur, j’aspire à une fin heureuse)
https://www.youtube.com/watch?v=jAmq7X-JMgg

In dir ist Freude N° 17 BWV 615
(En toi est la joie)
https://www.youtube.com/watch?v=_xgGBvnShsU

Toccata und Fuge d-Moll BWV 565
(Toccata et fugue en ré mineur)
https://www.youtube.com/watch?v=Pi0IuyTS_ic

« L’une des plus justement célèbres œuvres du compositeur est aussi l’une de celles dont la paternité a été le plus souvent discutée. Cette toccata, immédiatement reconnaissable par les apostrophes qui l’ouvrent, est une musique fantasque, fantastique même, riche de fulgurances, de nombreuses trouvailles musicales, d’un épisode fugué d’où se dégagent de longs traits violonistiques, un élan et une force extraordinaires ! » Jean-Louis Étienne

Qu’est-ce que le Concert Spirituel ?

Qu’est-ce que le Concert Spirituel ?

Concert Spirituel

Références :
https://www.musicologie.org/sites/c/concert_spirituel.html
https://fr.wikipedia.org/wiki/Concert_spirituel
https://www.fondationbs.org/notre-communaute/laureats-et-projets/le-concert-spirituel


Texte du Pape François lu par Étienne Rouxel :

Au lieu du jeûne de viande en Carême, il est venu à l’idée du pape François de nous proposer une quinzaine d’actes de charité simples et donc à la portée de chacun d’entre nous !

Ecoutez et goûtez-en la beauté !

1. Saluons avec joie ces gens que nous rencontrons tous les jours.
2. Remercions, même si nous n’avons pas formellement à le faire.
3. Ne manquons jamais une occasion de dire aux autres combien nous les aimons.
4. Ecoutons l’histoire de l’autre, sans préjugé et avec amour.
5. Arrêtons-nous pour aider celui qui en a besoin.
6. Soyons vraiment attentifs à ce qu’il nous dit.
7. Qu’il nous soit donné de savoir rendre le moral à quelqu’un.
8. Célébrons les qualités et les succès de l’autre.
9. De l’abondance de nos biens, extrayons ceux que nous n’utilisons pas pour les donner généreusement à ceux qui sont dans le besoin.
10. Aidons quand il le faut pour que quelqu’un d’autre puisse prendre un peu de repos.
11. Corrigeons avec amour, sans nous taire par peur.
12. Ayons de riches et bons échanges avec ceux qui sont près de nous.
13. Veillons tout simplement à prendre notre part dans la vie de notre maisonnée.
14. Aidons notre prochain à surmonter les obstacles.
15. Appelons vos parents, assistons-les si nous avons la chance de les avoir encore.

Et après ces quinze conseils de Carême, Notre Saint Père poursuit :

16. Jeûnons de mots blessants pour en choisir de bienveillants.
17. Jeûnons de mécontentements et emplissons-nous de gratitude.
18. Jeûnons de colère et remplissons-nous de mansuétude et de patience.
19. Jeûnons de pessimisme et emplissons nos cœurs d’espoir et d’optimisme.
20. Jeûnons de soucis qui nous assaillent et grandissons dans la confiance en Dieu.
21. Jeûnons de récriminations et de plaintes et contentons-nous des choses simples de la vie.
22. Refusons le stress des pressions et emplissons nos cœurs de prière.
23. Remplaçons tristesse et amertume par le sourire des lèvres et la joie du cœur.
24. Chassons l’égoïsme et choisissons la compassion pour les autres.
25. Chassons le ressentiment pour répandre douceur et conciliation dans les cœurs.
26. Jeûnons de bruits et de paroles pour laisser pénétrer en nous silence et écoute du Seigneur et des autres.

Si nous tentons tous ce jeûne, le quotidien sera rempli de PAIX, de CONFIANCE de JOIE et de VIE ! Deo Gratias !


Réflexions sur la beauté (extraits de Victor Hugo), lu par Frédéric Ohlen :

« Un homme a, par don de nature ou par développement d’éducation, le sentiment du Beau. Supposez-le en présence d’un chef-d’œuvre, même d’un de ces chefs-d’œuvre qui semblent inutiles, c’est-à-dire qui sont créés sans souci direct de l’humain, du juste et de l’honnête, dégagés de toute préoccupation de conscience et de faits, sans autre but que le Beau ; c’est une statue, c’est un tableau, c’est une symphonie, c’est un édifice, c’est un poème. En apparence, cela ne sert à rien ; à quoi bon une Vénus ? à quoi bon une flèche d’église ? à quoi bon une ode sur le printemps ou l’aurore, etc., avec ses rimes ? Mettez cet homme devant cette œuvre. Que se passe-t-il en lui ? Le Beau est là. L’homme regarde, l’homme écoute ; peu à peu, il fait plus que regarder, il voit ; il fait plus qu’écouter, il entend. Le mystère de l’art commence à opérer ; toute œuvre d’art est une bouche de chaleur vitale. »

Il y a de l’irradiation dans le beau, et par conséquent du mystère, car toute irradiation vient de plus loin que l’homme. Lors même que l’irradiation vient de l’intérieur de l’homme, elle vient de plus loin que lui. Il y a dans l’homme un autre que l’homme, et cet autre est situé dans les profondeurs. En deçà, au-delà, plus haut, plus bas, ailleurs. Le dedans de l’homme est dehors. Qui oserait dire que notre conscience, c’est nous ? Avant de penser le beau, on le sent. C’est là le propre de tout ce qui appartient à l’absolu.

L’absolu s’appelle aussi l’infini. L’infini dépasse l’intelligence terrestre qui est pourtant contrainte de l’accepter, au moins en tant que fait et réalité. Pourquoi ? Parce qu’elle le sent. Ce sentiment-là est en toute chose la grande lumière. Il révèle le juste, et il révèle le beau. Faire son devoir, c’est accepter l’infini.

La pression de l’infini sur l’homme fait jaillir de l’homme le grand. Le raisonnement suit le sentiment, et l’infini que le sentiment a proclamé, le raisonnement le démontre. Le raisonnement prouve l’infini comme le flot prouve l’écueil, en s’y brisant. La raison en vient à ceci que, tout en n’imaginant point comment l’infini peut être, elle ne saurait admettre que l’infini ne soit pas. C’est là, dans la mesure humaine, ce que nous appelons comprendre.

« Vous êtes-vous parfois replié sur vous-même, plongeant vos yeux dans votre propre mystère, songeant et sondant ? Qu’avez-vous vu ? Une immensité. Une immensité, noire pour quelques-uns, sereine pour quelques autres, trouble pour la plupart.

Presque tous les penseurs qui se recueillent et méditent aperçoivent en eux-mêmes (c’est-à-dire dans l’univers, l’homme étant un microcosme) une sorte de vide d’abord terrible, toutes les hypothèses des philosophies et des religions superposées comme des voûtes d’ombre, la causalité, la substance, l’essence, le dôme informe de l’abstraction, des porches mystérieux ouverts sur l’infini, au fond, une lueur. Peu à peu des linéaments se dessinent dans cette brume, des promontoires apparaissent dans cet océan, des fixités se dressent dans ces profondeurs ; une sorte d’affirmation se dégage lentement de ce gouffre et de ce vertige.

Ce phénomène de vision intérieure est l’intuition.

…L’intuition est à la raison ce que la conscience est à la vertu : le guide voilé, l’éclaireur souterrain, l’avertisseur inconnu, mais renseigné, la vigie sur la cime sombre. Là où le raisonnement s’arrête, l’intuition continue. L’escarpement des conjectures ne l’intimide pas. Elle a de la certitude en elle comme l’oiseau. L’intuition ouvre ses ailes et s’envole et plane majestueusement au-dessus de ce précipice, le possible. Elle est à l’aise dans l’insondable ; elle y va et vient ; elle s’y dilate ; elle y vit. Son appareil respiratoire est propre à l’infini. Par moments, elle s’abat sur quelque grand sommet, s’arrête et contemple. Elle voit le dedans.

Le raisonnement vulgaire rampe sur les surfaces ; l’intuition explore et scrute le dessous.

L’intuition, comme la conscience, est faite de clarté directe ; elle vient de plus loin que l’homme ; elle va au-delà de l’homme ; elle est dans l’homme et dans le mystère ; ce qu’elle a d’indéfini finit toujours par arriver. Le prolongement de l’intuition, c’est Dieu. Et c’est parce qu’elle est surhumaine qu’il faut la croire ; c’est parce qu’elle est mystérieuse qu’il faut l’écouter ; c’est parce qu’elle semble obscure qu’elle est lumineuse. »


Benoît XVI – L’esprit de la musique P. 171 Ste Cécile, lu par Frédéric Ohlen :

« Chantez au Seigneur un chant nouveau » (Ps 149,1) : cette invitation revient souvent dans le Psautier au point que l’on pourrait dire que ce grand livre de chants du peuple de Dieu est précisément né de cette invitation. Deux choses sont importantes. D’abord, l’homme doit chanter le Seigneur. Quand l’homme chante-t-il ? comment se fait-il que les hommes se mettent à chanter au lieu de seulement parler ? Nous pourrions répondre que l’homme chante quand il est touché par une grande joie. Il chante quand il doit exprimer quelque chose qui ne peut plus être exprimé par la voie normale de la parole. Il a besoin alors d’une nouvelle dimension du discours, de la communication, qui ne renonce pas à la la raison mais qui la dépasse et ouvre de nouvelles possibilités perceptives. L’homme chante quand il veut donner la joie. Il chante quand l’amour veut se manifester et se faire sentir – cantare amantis est – dit St Augustin : l’amour, être aimé et pouvoir aimer, est la grande joie qui entrouvre dans l’homme cette nouvelle modalité d’expression. L’invitation à chanter au Seigneur un chant nouveau signifie donc : laissez-vous toucher par la proximité de Dieu, laissez entrer dans votre âme la présence de son amour. Laissez-vous combler de joie par Dieu qui se montre à nous, qui nous a créés et qui ne nous abandonne pas. Alors vous chanterez.

Puis vient l’autre aspect de cette invitation à « chanter au Seigneur un chant nouveau » : la louange adressée à Dieu ne doit jamais s’interrompre. En Israël ce fut d’abord le rappel d’avoir été sauvé de la menace des Egyptiens au passage de la mer Rouge qui suscita un chant nouveau au Seigneur. Le récit de la traversée de la mer s’achève en effet par un chant, le premier chant à proprement parler de l’histoire d’Israël : « Alors Moïse et les Israélites chantèrent à Dieu cet hymne … : « j’élève au Seigneur un chant parce qu’il est le Très-Haut… Ma force et mon chant, c’est le Seigneur, qui est devenu mon sauveur. Lui, il est mon Dieu et je veux le louer… » (Ex 15,1 sv). Après un événement comme celui qu’avait alors vécu Israël, devait éclater une joie que le discours normal ne pouvait suffire à exprimer. Le chant, le fait de chanter pour le Seigneur était né… le thème du salut obtenu au bord de la Mer de Joncs revient très souvent dans les psaumes. Il n’a cessé de réjouir les hommes et a inspiré leurs chants. Mais dans le Psautier, c’est ensuite David qui est considéré comme le fondateur nouveau et authentique de la musique liturgique dans laquelle se mêlent voix et instruments de toutes sortes. Il devient en même temps évident que Dieu n’est pas un Dieu du passé mais qu’il continue d’agir. On y découvre alors de nouvelles raisons de le louer. Les chants à sa louange doivent toujours continuer. Apparaît à ce moment l’usage de l’expression : « si tu m’exauces comme autrefois tu sauvas nos pères, alors je te louerai dans la grande assemblée » ( Cf. Ps 22,4-6.23.26). une part non négligeable des psaumes est née de tels vœux et des expériences qui étaient derrière. « Chanter au Seigneur un chant nouveau » signifie que l’homme doit prendre conscience de la présence de Dieu, de son agir ici et maintenant, et par son chant, il doit rendre visible aux autres hommes le faisceau de lumière divine qui l’a touché. Le chant nouveau est nécessaire afin que la vérité sur Dieu et sur l’homme se dévoile fragment par fragment. Il est nécessaire parce que ce n’est que dans la lumière de pareilles expériences toujours nouvelles qui s’expriment dans le chant et qui deviennent perceptibles ainsi aux autres que nous réussissons à supporter les tribulations du monde, que nous pouvons devenir des hommes qui espèrent et qui continuent à aimer.

Éditorial octobre 2023

Éditorial

Madame, Monsieur, Chers adhérents,

Il y a un an, le 19 octobre 2022, Annie Robert, alors Trésorière de l’ONDF, nous quittait.

Une messe sera célébrée à son intention jeudi prochain 19 octobre à 9h en l’église Saint-Symphorien de Fondettes par le Père Bruno Guicheteau, nouveau curé de la paroisse Bienheureuse Jeanne Marie de Maillé.

Nous invitons les membres et les amis de l’association à s’unir par la présence, la pensée et la prière à cette cérémonie en son honneur.

Pour le Président,
Jean Marie Besse,
Secrétaire et Conservateur de l’Orgue Notre-Dame de Fondettes.